Séminaire Genre, Médias et Communication – 19 octobre

Vendredi 19 octobre, de 16h à 18h, conférence de Julie Abbou (Université Sorbonne Nouvelle, CLESTHIA) avec une intervention intitulée « Pratiquer une politique de la grammaire : Média obliques, cultures politiques subversives, républicanisme linguistique, gender-washing et autres lieux d’achoppement politique du genre en langue » dans le cadre du séminaire Genre, Médias et Communication, organisé par l’équipe EPIN du laboratoire COSTECH (UTC) et le laboratoire IRMECCEN (Sorbonne Nouvelle).

Attention : les séances se dérouleront en salle Descartes à l’IMI, 62 boulevard Sébastopol, 75003 Paris (métro Réaumur Sébastopol ou Étienne Marcel).

Description :
Pratiquer une politique de la grammaire : Média obliques, cultures politiques subversives, républicanisme linguistique, gender-washing et autres lieux d’achoppement politique du genre en langue

La langue est régulièrement investie comme un lieu politique. Le « choix des mots » s’inscrit dans un processus conflictuel de construction de la réalité. Si cet enjeu lexical de dénomination est le plus souvent mobilisé dans les polémiques qui font de l’usage de la langue un argument politique, notamment concernant le genre (cf. « l’avortement est un droit » vs. « l’avortement est un crime »), il est un autre lieu de plus en plus mobilisé : celui de la grammaire. La grammaire du genre devient un lieu d’achoppement politique. Cela pourrait surprendre à première vue, car la grammaire, au cœur de l’empire du système de la langue, est perçue comme un objet fondamentalement pré-social, sorte d’état de nature de la langue. Mais le genre grammatical déborde de cette grammaire « en elle-même et pour elle-même » pour rejoindre l’espace de la polémique. Ce débordement se produit de deux manières : l’une, explicite, s’attache à discuter du genre grammatical comme marqueur à la fois d’une vision politique et d’une vision de la langue ; l’autre, plus implicite, consiste à utiliser des marquages grammaticaux particuliers pour dire le genre sans en parler, ce qui requiert des dispositifs médiatiques, auctoriaux et discursifs spécifiques. Dans ces deux cas, usages et discours grammaticaux sur le genre se mettent au service d’agendas politiques variés, qui révèlent la dimension socio-politique de la grammaire, mais surtout qui révèlent comment la place politique accordée au genre est étroitement liée à la place politique accordée à la langue.

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